Les services à la personne (garde d'enfants, aide aux personnes âgées, jardinage...) sont un secteur propice au recrutement des plus de 50 ans, essentiellement pour des emplois à temps partiel.
AFP - le 02 juin 2009, 20h34
Ce secteur d'activité, qui peut constituer "un complément de revenu ou de retraite", "se prête bien à l'emploi des seniors", indique l'Agence nationale des services à la personnes (ANSP), car il représente un moyen de "reprendre une activité et de se recycler" en cas de chômage, de "garder du lien social" pour les retraités, mais aussi de "lever le pied," avec souvent un temps partiel.
Aucun chiffre n'est cependant disponible.
Pour la garde d'enfants, "les particuliers souhaitent souvent engager des mères de famille ou grand-mères, dont l'expérience rassure", souligne la Fedération des particuliers-employeurs (Fepem).
"On trouve dans ce secteur beaucoup de personnes qui ont la cinquantaine et sont au chômage", ajoute Francine Dercourt (FO). "Les hommes vont plutôt vers le petit bricolage, le jardinage, les femmes vers l'aide aux personnes âgées ou la garde d'enfant".
Mais ces emplois, s'ils permettent de gagner "quelques trimestres pour la retraite", restent "précaires et à temps partiel", rappelle-t-elle. Et avec l'âge, des difficultés peuvent se poser lorsque le salarié doit porter ou bouger une personne dépendante. "Le mal de dos est un problème récurrent, les avis d'inaptitude nombreux et le reclassement quasi impossible", souligne-t-elle.
Le secteur est aussi l'occasion de rebond pour les salariés touchés par des licenciements. Ainsi, l'entreprise O2, qui a notamment créé les "mamies-nounous" pour assurer les sorties d'école, a été dernièrement contactée pour reclasser des salariés de La Redoute, explique Jean-François Auclair, DRH.
Les seniors représentent "20% de nos recrutements, un peu plus de 20% de nos effectifs, et plus de 20% des formations", ajoute son PDG Guillaume Richard en regrettant la difficulté à faire connaître ces métiers aux seniors.
Chez "Alzheimer aidant assistance", une entreprise dont les salariés font du ménage, et/ou de la stimulation pour les malades d'Alzheimer, huit des 15 salariés ont plus de 50 ans.
Leur "adaptabilité plus forte", liée à leur expérience, leur "proximité générationnelle" avec les malades, et le turn-over moins important de cette population, sont des atouts, souligne Dominique Gouillon, son fondateur.



